|
Exercise
est
un halfspace en l'exprimant sous la forme
.
Solution. En mettant au carré :
. Par la
propriété du produit scalaire,
.
Exercise
est
convexe. Hint : si
,
alors
.
Solution. Soient
deux points de
,
leur combi. conv. donne :
.
Montrons que
. Par IAG,
donc en remplaçant,
. Ce qui conclut,
, donc
.
Exercise
, un ensemble convexe.
Montrer que
est
convexe.
Solution. Par définition de
l'espérance, on réécrit l'inégalité
sous forme linéaire :
.
Donc par intersection de P avec un demi espace on conclut.
Exercise
, un ensemble convexe.
Montrer que
est
convexe.
Solution. On a :
. Or
est convexe (carré d'une fonction affine + terme
linéaire en
), donc
est un sous-niveau
convexe, et
, intersection
de deux convexes, est convexe.
Exercise
, un ensemble convexe.
Montrer que
est
convexe.
Solution. L'inégalité se
réécrit :
avec
. Donc
, est convexe par intersection de deux
convexes.
Exercise
et
sont des ensembles
convexes de
, alors
est convexe.
Solution. Soient
avec
et
. Leur combi. conv est
. Montrons que
:
avec
, car
c'est une combinaison convexe de points de
et
est convexe. De même,
.
Exercise
est un
cône convexe.
Puis 2) montrer que
s'il n'existe aucun hyperplan séparant
et
.
Solution. 1) Posons
et
:
Soient deux points
.
Montrons que la combinaison conique
Directement,
. Cette
combinaison conique appartient donc à
donc c'est un cône convexe.
Même raisonnement pour
Or,
,
l'intersection de deux cônes convexes est encore un cône
convexe.
2) Supposons qu'il n'existe aucun hyperplan
séparant C et D. Soit
.
Or,
. Ainsi,
. Et comme
,
. Donc
.
Exercise
.
Solution.
Initialisation :
.
Hérédité : Posons
. On remarque que
. Si on pose
,
on a de nouveaux poids normalisés. Par
. On pose
.
Donc
.
Exercise
.
Solution.
: Une droite à la fois affine et convexe
1. Voir exo qui le prouve
est convexe
: Soient
. Posons
.
Si
, on choisit la
droite
passant par
et
, donc
,
donc
. Si
, alors
.
Exercise
Solution. Soit
une droite. Soient
,
deux points de la droite. Posons
.
Par injection,
.
Exercise
, un ensemble convexe.
Montrer que
est convexe,
avec
.
Solution. On note
, alors
:
: un
élément
dans
imposerait
donc contradiction donc il
en existe aucun.
: Si
ne contient rien sous
alors
.
Donc
. On a la
relation
car
ne prend que des valeurs finies
. Ainsi,
est convexe par intersection.
Exercise
, un ensemble convexe.
Montrer que
est convexe,
avec
.
Solution. Prouvons que
, c'est dire que
lui-même réussit le test
.
réussit le test
: si
réussit, il appartient à
l'ensemble dont on prend l'inf, donc l'inf est
.
réussit le test
: si l'inf est
, alors
tout
est strictement
au-dessus de l'inf, donc
est au-dessus d'une valeur
qui réussit le test, donc réussit aussi
. Je choisis alors
assez proche de
pour qu'aucun
ne se
glisse dans
:
et
capturent les mêmes
, donc
,
et
réussit.
Or,
est linéaire en
donc
(ce demi-espace) est
convexe comme intersection de convexes.
Exercise
est inversible, alors (1)
,
est inversible. (2) Déterminer
et
.
Solution. (1) Montrons que
est injective : pour retrouver
à partir de
, on utilise
.
Comme
, l'application de
donne
. On identifie
.
. Elle est donc injective donc bijective de
son image donc inversible.
2) L'unique fonction candidate est
, avec comme domaine candidat
. On vérifie que la
fonction la fonction candidate est bien définie :
: Il suffit de montrer
. Pour tout
,
, car
.
Ainsi,
.
: On veut montrer
. Pour tout
,
. Posons
.
Alors
. Donc
, et
. Ainsi
,
et
.
Finalement,
,
et
.
Exercise
est
convexe. Hint : si
,
alors
.
Solution. Soient
, leur combi conv. donne
. Montrons que
.
Par IAG,
. En
remplaçant,
. Or,
. Donc
.
Exercise
est
convexe si
.
Solution. Soit
. On a
.
Or
. Donc
est convexe par citère de la
Hessienne et
par la prop
des sous-niveaux.
Exercise
avec
.
Solution. Trouver le dual c'est trouver
l'ensemble des vecteurs
qui font un angle aigu avec tout le cône
:
pour tout
. Mais comme tout
est une combinaison
positive des colonnes
, il
suffit en fait de vérifier la condition sur les colonnes
elles-mêmes :
pour
chaque colonne. Matriciellement,
positif composante par composante :
.
Exercise
soit fermé, qu'il ait un intérieur non vide et qu'il
admette un hyperplan d'appui en tout point de sa frontière.
Montrer que
est convexe.
Solution. On montre que
est égal à l'intersection de
ses demi-espaces d'appui. II sera alors convexe par intersection. Pour
chaque
, notons
, le demi-espace d'appui
contenant
.
: immédiat.
: Soit
et choisissons
. En allant de
vers
, on rencontre un
dernier point de
:
. donc
(
est fermé). Mais
est entre
et
. Donc, pour atteindre le mur
en
, puis continuer
jusqu'à
, on
passe de l'autre côté :
donc
donc tout point
extérieur est donc exclu par au moins un demi-espace
d'appui.
Ainsi
, par
intersection de demi-espaces
est convexe.
Exercise
comme une intersection de demi-espaces. (2) Soit
, la boule unité de la norme
dans
, et soit
un point de la frontière de
.
Déterminer explicitement les hyperplans d'appui de
en
.
Solution. (1) Sur la frontière,
, donc tout point
s'écrit
, avec
. La tangente en ce point
délimite le demi-espace
.
Dire qu'un point
appartient à l'intersection de tous les
signifie que cette inégalité est
vraie pour tout
, autrement
dit que sa plus petite valeur reste supérieure à
:
.
Or, par IAG,
, avec
égalité pour
.
Ainsi, cet infimum vaut
,
donc
. Finalement,
.
(2) Un hyperplan passant par
s'écrit
.
Il est d'appui en
si
. Déterminer tous les
hyperplans d'appui revient donc à déterminer les
vecteurs normaux
possibles. Pour déterminer les
,
on modifie seulement
,
obtenant un point
. Alors
. Donc
reste un maximum
:
Ainsi, en supposant les valeurs de
conditionnées tout
, on a alors, dans chacun des trois cas,
En sommant sur
,
Donc
est bien un hyperplan
d'appui.
Exercise
est définie par
Supposons que
et
soient des ensembles
convexes fermés de
.
Montrer que
si et
seulement si leurs fonctions support sont égales.
Solution.
: immédiat
(même ensemble, donc même supremum.)
: On suppose
avec
. Il existe donc un point de
qui n'appartient pas à
. Ce point
va dans une direction
plus loin que tous les points de
donc
. Or,
car
. Ainsi,
ce qui contredit
.
Exercise
Autrement dit, il s'agit de l'ensemble des vecteurs
à composantes non négatives, classées par ordre
non croissant. (1) Montrer que
est un cône propre. (2) Déterminer le cône dual
.
Solution. (1)
.
donc c'est un
cône.
Une intersection de convexes fermés est convexe fermée.
, où chaque
marche vaut
. est un
point où les
inégalités sont strictes donc il est non vide
.
si
et
, alors
et
, donc
.
(2) Pour
,
tout
s'écrit
Donc
pour
tout
si et seulement si
pour tout
. Or
.
Ainsi,
.
Exercise
est dite
copositive si
pour tout
.
(1) Vérifier que l'ensemble des matrices copositives est un cône propre. (2) Déterminer son cône dual.
Solution. (1)
et ii. Pour chaque
fixé, la condition
est linéaire en
: elle définit un demi-espace fermé. Donc
est une intersection de
demi-espaces fermés passant par l'origine : c'est un
cône convexe fermé.
I est dans l'intérieur : si on la perturbe un peu (
), alors
.. Donc
.
Si
, alors
pour tout
car
ET
donc
.
On choisit chaque
de
sorte que le calcul de
ne fasse apparaître qu'un seul coefficient de
: comme on sait que le résultat
vaut 0 , ce coefficient est nul. Ainsi
donne directement
, puis
(la diagonale étant déjà nulle donne
) donc
.
(2) Chercher
,
c'est trouver les
tels que
pour toute
copositive. L'astuce : comme
, la définition de
dit exactement que
où
est le cône engendré par les
(stable par sommes, comme tout dual).
étant convexe
fermé, on dualise :
,
le cône des matrices complètement positives.
Exercise
soit croissante et convexe sur son domaine
. Soit
son inverse, c'est-à-dire la fonction de domaine
telle que
pour
. Que pouvez-vous dire
au sujet de la convexité de
?
Solution. Ecrire
l'inégalité de convexité de
, puis on applique
, qui est croissante. On obtient exactement
l'inégalité de concavité de
.
Exercise
est convexe si et seulement si
son domaine est convexe et
pour tout
.
Solution.
:
convexe :
donc au dessus de ses
tangentes.
convexe
:
et
,
en additionnant il reste
A FINIR!!!!
:
. Cette fonction
raconte exactement ce que fait
entre
et
. Or,
.
convexe : Par définition de
on a
donc d'après
,
est convexe. Par définition, entre les points 0 et 1 :
donc en
remplaçant on a :
convexe
: Posons
convexe par restriction de droite,
donc d'après
: 
Exercise
(1)
est
convexe sur
.
(2)
est
concave sur
.
Solution. (1) Une fonction est convexe
si et seulement si elle l'est le long de toute droite de son domaine.
Fixons donc
et
symétrique, et montrons
que
est convexe sur
l'intervalle où
Si
était diagonale, connaître l'expression de
serait simple : l'inverse se prend terme
à terme, la trace somme la diagonale. Or en diagonalisant
brutalement,
, la matrice
de passage bouge avec
et
les valeurs propres
sont
des fonctions moches de
.
Ce qu'il faudrait vraiment : un
fixe, le même pour tout
(ce qui équivaut à
,
faux en général). Mais l'identité, elle, commute
avec tout le monde : ramenons
à
en factorisant
, où
. Ainsi,
force le point de base à être
. On passe donc du couple (point, direction) :
à
.
Il ne reste qu'un seul objet à diagonaliser, et il
est fixe :
, qui ne
contient aucun
. Comme
est symétrique
, le théorème
spectral donne
orthogonale
et
donc un
une fois pour toutes, le même pour
tout
. Et la droite
entière en hérite gratuitement:
, aux valeurs propres
affines en
.
L'inverse traverse la factorisation:
. Or,
donc
.
Et comme
, la
multiplier à gauche de
multiplie la ligne
de
par
; la trace, qui ne lit que la diagonale, donne
.
Or, pour assurer
convexe, on a besoin de
,
et
sur le domaine. Or
, donc
pour tout
.
De plus,
équivaut
à
, donc
pour tout
. Enfin, sur cet intervalle, la fonction
est convexe, car sa
dérivée seconde vaut
donc
est convexe.
2) Comme en (1), il suffit de montrer la concavité
de
le long de toute
droite, et la même factorisation
s'applique. Par multiplicativité du déterminant et
, on obtient
, donc
où
.
Mais, un produit de fonctions concaves positives n'est
pas concave en général, il faut donc calculer. Le
logarithme transforme le produit en somme :
avec
.
En posant
, on a
et
,
d'où
.
Donc
est
concave,
aussi comme
multiple positif d'une fonction concave, et
est concave.
Exercise
,
est convexe sur
.
(b) Montrer que
est convexe sur
,
où
,
,
et
.
Solution. (a) L'idée est de
partir d'une fonction
convexe, calculer sa perspective puis montrer qu'elle est égale
à
. On part de
qui est une somme de fonction
convexes, calculons sa perspective
.
C'est la fonction
.
(b) On a la fonction perspective
convexe (voir (a)) :
. La fonction
s'obtient par composition avec l'application affine
. Comme la composition d'une fonction convexe
avec une application affine est convexe,
est convexe.
Exercise
est une
fonction convexe de
,
où
, et
désigne la
-ème plus grande composante de
. (Vous pouvez utiliser le fait que
est convexe sur
.)
(b) Soit
le
polynôme trigonométrique
Montrer que la fonction
est convexe sur
.
Solution. (a) On pose
. Puis on utilise la transformation d'Abel
avec
et
:
Donc
est une
combinaison à coefficients positifs des fonctions convexes
.
(b) Posons
,
de sorte que
est
linéaire en
. Le
domaine
est convexe comme
intersection de demi-espaces ouverts. De plus, comme
est convexe donc
l'est aussi. On peux donc écrire la
définition de la convexité :
. Intégrons cette inégalité,
valable pour chaque
, sur
(l'intégration
préserve les inégalités, et tout est bien
intégrable car
est
continue sur le compact
)
:
Donc
est
convexe.
Exercise
où
,
,
et
.
Nous supposons que
, ce qui
implique que
pour tout
admissible.
Montrer qu'il s'agit d'un problème d'optimisation quasi-convexe.
Montrer que ce problème est équivalent au problème d'optimisation convexe suivant :
où les variables sont
et
.
Solution. (1) Montrons donc que l'ensemble des sous-niveaux sont convexes et que les contraintes aussi :
Ensemble des sous niveaux :
.
Contraintes : toute norme est une fonction convexe, et une boule = sous-niveau d'une norme.
(2) On pose
.
Montrons l'équivalence :
faisable ⟹
faisable, même
valeur : Soit
tq
. On a donc
et
et
.
faisable
faisable, même valeur : Soit
faisable:
et
.
Construisons un candidat
faisable du problème initial et dont l'évaluation
est la même.
On pose
(licite car
. Si
, alors
donc
, et la contrainte
donne
, absurde. Donc
). Il est faisable car
. L'évaluation est la même : pour
le dénominateur
et pour le numérateur
.
Exercise
avec
. Montrer
que
, où
, et où
est la plus grande solution de
l'équation non linéaire
.
Solution. Comme
, le problème est convexe : il suffit
d'exhiber un couple
vérifiant les conditions KKT. Avec le lagrangien
, elles s'écrivent : (S)
stationnarité :
,
(P) admissibilité primale:
,
(D) admissibilité duale:
,
(C) complémentarité :
.
On commence par exploiter la condition de
stationnarité
. En
posant
, elle devient
.
Comme par (D)
,
on a
. De plus,
, donc
et cette matrice est inversible. Tout candidat
vérifiant la stationnarité est donc de la forme
.
Il reste maintenant à choisir
de manière à satisfaire
l'admissibilité primale et la
complémentarité.
Le choix le plus naturel consiste d'abord à
prendre
. En effet, comme
, cela revient à
annuler le multiplicateur associé à la contrainte : la
contrainte n'intervient alors plus dans la condition de
stationnarité. On obtient
,
d'où
.
Par définition de
,
cette équation est précisément la condition
d'optimalité du problème sans contrainte. Ainsi,
est naturellement le minimiseur
libre. Il reste donc à vérifier s'il appartient à
la boule unité.
Ainsi, le choix de
dépend de la position du minimum sans contrainte
par rapport à la boule unité :
s'il est admissible, la contrainte est inutile et l'on garde
, s'il ne l'est pas, il faut
choisir
pour
déplacer le candidat jusqu'à la frontière de la
boule.
Posons
.
Les conditions d'admissibilité primale et de
complémentarité s'écrivent alors
et
.
On distingue alors deux cas.
: Dans ce cas,
, donc le minimum sans
contrainte
appartient
déjà à la boule unité. La contrainte
ne modifie donc pas la solution, et l'on choisit
,
,
.
La stationnarité et l'admissibilité duale sont
satisfaites par construction, l'admissibilité primale
découle de l'hypothèse
,
et la complémentarité est automatique puisque
.
Comme
est
décroissante, l'équation
ne possède aucune solution strictement
positive. Ainsi, la plus grande solution
est non positive, et
.
: Dans ce cas,
, donc le minimum sans
contrainte est situé en dehors de la boule unité. Le
choix
n'est alors pas
admissible.
Il faut donc prendre
.
La condition de complémentarité impose alors
, c'est-à-dire
. La solution optimale se
trouve donc sur la frontière de la boule.
Comme
est continue et
décroît de
vers
, par le
corrolaire de la bijection, il existe une unique valeur
telle que
. Cette valeur est la plus grande
solution
de
l'équation
.
Ainsi,
.
Finalement,
.
Exercise
Minimiser
(approximation en norme
).
Minimiser
(approximation en norme
).
Minimiser
sous la
contrainte
.
Minimiser
sous la
contrainte
.
Minimiser
.
Dans chaque problème,
et
sont donnés. (Voir §6.1
pour d'autres problèmes portant sur l'approximation et
l'approximation sous contraintes.)
Solution. On utilise les relations
équivaut à
et
équivaut à
.
On remplacera donc la minimisation de l'objectif normé par
celle de son majorant
ou
sous la contrainte de leur
relation.
On a donc :(1)
s.c.
.
(2)
s.c.
. (3)
s.c.
. (4)
s.c.
.(5)
s.c.
.
Exercise
soit une application affine, c'est-à-dire
où
.
Soient
les valeurs propres
de
. Montrer comment
formuler les problèmes suivants sous la forme de programmes
semi-définis positifs (SDP).
Minimiser la plus grande valeur propre
.
Minimiser l'étendue des valeurs propres,
.
Minimiser le nombre de conditionnement de
, sous la contrainte
. Le nombre de conditionnement est
défini par
,
avec pour domaine
. On
peut supposer qu'il existe au moins un
tel que
.
Indication. Il faut minimiser
,
sous les contraintes
Effectuer le changement de variables
,
et
.
Minimiser la somme des valeurs absolues des valeurs propres,
.
Indication. Écrire
sous la forme
,
où
et
.
Solution. On utilise les relations
et
.
On remplacera donc la minimisation de l'objectif par celle de son
majorant
ou
(maximisation)de son minorant
sous la contrainte de leur relation. (1) On a
donc
s.c.
. (2)
:
s.c.
. (3) On a
:
s.c.
cet objectif n'est
pas linéaire. Posons
,
l'objectif n'est toujours pas linéaire il faut diviser toute
l'inégalité de la contrainte par
:
, ce
qui rend le problème linéaire. (4) Minimiser
, or
avec
et
on écrit donc
ce qui donne
s.c.
Exercise
avec
carrée et non singulière. Montrer que la valeur optimale
est donnée par
Solution. Posons
. La contrainte peut donc se
réécrire
. De
plus, on peut isoler
pour
obtenir
. On peut donc
réécrire le problème
. L'objectif se réécrit :
Le premier terme étant constant, il faut maximiser le second terme pour minimiser l'objectif total donc :
On reconnait le classique maximiser une forme linéaire sur l'orthant positif. Deux cas :
: Il est
évident que le sup est égal à 0 (pour
) donc
: Le sup peut valoir
au maximum l'infini si on fait tendre
vers l'infini donc
.
Exercise
![]() |
(1) |
où les fonctions
sont différentiables et convexes. Dans une méthode de
pénalité exacte, on résout le problème
auxiliaire
![]() |
(2) |
où
est
un paramètre. Le second terme de
pénalise les écarts de
par rapport à la réalisabilité. La méthode
est appelée méthode de pénalité
exacte si, pour une valeur suffisamment grande de
, les solutions du problème auxiliaire
sont également des
solutions du problème initial
.
(a) Montrer que
est convexe.
(b) Le problème auxiliaire peut s'écrire sous la forme
où les variables sont
et
.
Déterminer le problème dual de Lagrange de ce
problème et l'exprimer en fonction de la fonction duale de
Lagrange
du
problème
.
(c) Utiliser le résultat de la question
(b) pour démontrer la propriété suivante.
Supposons que
soit une
solution optimale du problème dual de Lagrange de
et que la dualité forte soit
vérifiée. Si
alors toute solution du problème auxiliaire
est également une
solution optimale du problème
.
Solution. (a) La somme d'une fonction convexe avec avec un maximum de fonction convexes (donc a fortiori une fonction convexe aussi) est convexe.
(b) Mettons le problème sous forme primal :
Le lagrangien est donné par
. La fonction duale vaut directement
La fonction duale
du problème 1 est le premier terme. Le second terme est
calculable, si
est positif
alors la plus petite valeur est 0 et si
est néfgatif la plus petite valeur est
. Ainsi on a :
(c) Soit
la valeur minimale optimale du problème initial
et
une solution optimale
du problème auxiliaire primal et supposons
, on a :
. Le but est de mq la solution
Primal
Dual
Initial

(dualité forte)
Auxiliaire

?
du problème auxiliaire est aussi une solution optimale du
problème initial.
On veux mq
.
Il suffit de montrer
et
:
: Par dualité
forte, l'optimal du primal (initial) est l'optimal du dual
(initial) :
. Or, si
, alors
vérifie les contraintes du dual
de l'auxiliaire donc il admissible pour le dual et par
dualité faible :
: Soit
une solution optimale du problème
initial. Comme
est
réalisable,
pour tout
, donc le
terme de pénalité est nul. Par conséquent,
. Or,
est le minimum de
sur tous les points
. En particulier,
Ainsi,
donc
le problème auxiliaire atteint la même valeur minimale
que le problème initial. réalisable pour le
problème initial. Attention, une solution du probleme
auxiliaire
pourrait ne pas
respecter les contraintes du problème initial (
), si
alors comme
cela violerait
les contraintes du problème initial. Il faut donc montrer que
. Or, par définition
de
:
. Comme
et
,
. Mais
,
donc
. Puisque
et
,
on obtient
. Ainsi,
pour tout
, et comme
,
est optimale pour le
problème initial.